Interview

Interview Cédric Sire

Hello !

J’aurai du retranscrire cette interview il y a un bail ! Mais vous commencez à avoir l’habitude depuis l’été dernier : je suis en retard ! Pire que le lapin dans Alice aux pays des merveilles ! Mais il vaut mieux tard que jamais, non ?

Au salon du livre de Brive en novembre 2019, j’ai eu la chance, l’honneur et la joie d’interviewer Cédric Sire ou Sire Cédric. Oui parce qu’il a du inverser car certains le boudaient juste pour ça. Dingue, non ? Malheureusement, ça ne vole pas toujours haut dans le monde de la littérature…

Cédric s’est donc prêté au jeu des questions entre deux dédicaces. On n’a pas pu finir car du monde à fini par arriver ce vendredi après midi mais l’essentiel est là !

Moi : A quel âge as-tu commencé à écrire ?
CS : J’ai commencé à l’âge de dix ans, à la suite de la découverte des livres dont vous êtes le héros. Chez folio junior, si je ne m’abuse. Et j’avais écrit mon premier bouquin à l’âge de dix ans, qui était un livre interactif, à cent chapitres, enfin paragraphes ; comme les livres dont vous êtes le héros et qui s’appelait Le cristal mystique

Et est-ce que tu l’as gardé ?
Non, malheureusement c’était un cahier que j’avais noirci, et qui s’est perdu au fil de mes divers déménagements. 

C’est dommage ! Donc, à l’époque, ça t’était venu de lectures mais aujourd’hui ? Tes écrits sont inspirés parce que tu lis, par ce que tu vois, par ce dont tu rêves ?
J’ai commencé par écrire du fantastique, qui s’est très vite métissé avec d’autres genres comme l’aventure, la romance, le policier, l’horreur. Et c’est vrai que plus les années avancent, plus je suis attiré par le réalisme et le thriller, le noir vraiment. L’horreur est toujours très présente dans mes goûts et dans ce que j’écris, mais c’est juste une évolution naturelle de mes goûts.

Est-ce que c’est pour ça que tu as fait la tournée avec Stéphane Bourgoin, du coup ? (journaliste et écrivain, spécialisé dans les tueurs en série)
La tournée avec Stéphane Bourgoin, ça s’y prêtait, parce que c’est un ami, parce que nos livres sont paradoxalement complémentaires ; lui écrivant sur la terrible réalité, moi de mon côté écrivant de la fiction pure mais dans le même univers. En effet, ce qui m’intéresse dans la fiction aujourd’hui c’est le lien avec la réalité, comment dire, l’emprise dans la réalité. Le fait qu’une histoire soit dans le tissu social actuel. Puisque les histoires parlent de nous et j’ai moins besoin des effets spéciaux que par le passé. 

Oui, moins de fantastique…
Oui, faire passer mes obsessions.

ça fait encore plus peur du coup !
C’est ce qu’il me semble. Au delà de ça, je l’ai toujours dit, ce qui est le plus important pour moi c’est de divertir. Je me considère vraiment comme au service du lecteur. Je suis là pour lui faire passer un bon moment et le fait d’évoluer progressivement et d’explorer de nouveaux territoires littéraires est dans ce sens très important pour moi, pour ne pas lasser le lecteur, pour me renouveler sans cesse et pour proposer quelque chose de différent et de surprenant à chaque fois.

T’as commencé déjà l’écriture d’autre chose ? Ou tu fais une pause ?
Alors là je viens de publier avec Isabelle Marcelli : Hellfest, le festival raconté par les groupes. Qui n’est pas de la fiction, ce sont des témoignages. Et je travaille à l’heure actuelle sur mon prochain roman qui sera un thriller à nouveau et qui, j’espère, sortira en 2020. 

Est-ce que tu as des rituels d’écriture ?
Oui ! Je bois beaucoup de café. (rires) Comme beaucoup d’auteurs. Je fais brûler de l’encens, et j’ai surtout besoin d’être enfermé dans une bulle. Une bulle qui peut être du silence total, de la musique,  n’importe quel endroit dans lequel je sois vraiment à mon aise, vraiment isolé ; ça peut être un train, un avion, tant que je suis totalement isolé du monde extérieur.

Je voulais savoir dans la peau de quel personnage t’arrives le mieux à te mettre ? Dans ceux que t’écris. Plutôt la victime, le tueur, le héros… ?
Tous. Sans exception. 

Y’en a pas un plus difficile ? Parce que les tueurs par exemple on va vraiment pousser dans l’extrême noirceur…
Ouais, mais ce ne sont pas des vraies personnes. C’est important de le préciser. C’est toujours important de faire la différence entre réalité et fiction. Donc dans ce sens là, tous les personnages sont des créations artificielles et je mets des choses de moi, et de l’humanité dans chaque personnage. 

Merci encore à toi Cédric pour cette interview ! Tu as du bien avancer sur ton prochain roman et il nous tarde de le découvrir !

En attendant, mes p’tis biscuits vous pouvez (re)lire mes chroniques et (re)découvrir les romans de cet auteur génialissime !!!!

Bisous

Deux coups de coeur ♥  Du feu de l’enfer  et De fièvre et de sang

Prochaine lecture de Cédric Sire : Vindicta !

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